Les troubles du sommeil et la génétique

Qui n'a jamais eu du mal à s'endormir ou à se réveiller ? Qui n'a jamais déjà souffert d'insomnie ? À divers degrés, les troubles du sommeil touchent tout le monde. Certaines personnes parviennent à s'en sortir, d'autres déplorent quelques problèmes de temps en temps. Sans oublier bien sûr ceux dont le quotidien est gravement impacté par des pathologies durables et récurrentes, plus ou moins graves à long ou à moyen terme, comme l'insomnie ou encore l'apnée du sommeil. Dans tous les cas, des solutions sont recherchées. Cela peut parfois venir d'une mauvaise literie ou d'un rythme de vie trop stressant, sans oublier l'alimentation, qui joue un rôle prépondérant. Mais parfois, cela provient tout simplement de nos ancêtres. C'est tout du moins à cette conclusion que sont arrivés des chercheurs au terme d'une nouvelle étude particulièrement édifiante...

Une histoire de gènes...

Les résultats de cette étude relayés par le site FranceSoir.fr sont à prendre avec des pincettes, bien qu'ils permettent peut-être d'y voir plus clair quant à nos habitudes de sommeil. Ainsi, il semblerait que les gènes déterminent dès la naissance si une personne est plutôt du matin ou du soir. Une autre étude menée en 2006 avait déjà mis en exergue qu'un quart de la population mondiale était du matin, tandis que les trois-quart restants étaient plutôt du matin.

Il n'y a donc pas vraiment d’égalité parfaite entre les êtres humains à ce niveau-là. Tout comme concernant la durée de sommeil dont nous avons besoin pour bien nous sentir au réveil. Certaines personnes se contenteront de 6 heures, d'autres auront besoin de 9h. Cela dépend et cela aussi est lié au patrimoine génétique.

Il est néanmoins toujours possible d'éduquer son organisme. Autrement, il serait impossible pour beaucoup de femmes et de d'hommes de se « caler » sur le rythme de travail de leur entreprise par exemple ou simplement, dès le plus jeune âge, sur les horaires du système scolaire. En revanche, ce qui est inscrit dans les gènes influera toujours sur la qualité et sur l'inclinaison naturelle d'une personne concernant son sommeil. Jamais ceux qui sont par exemple du matin, pourront « naturellement », devenir du soir. Il y a ici une notion de contraintes qui possède ses limites. Chambouler complètement son rythme de sommeil et aller à l'encontre de notre nature pouvant s'avérer à long terme risqué...

Dormir-sommeil

 

Gilles Rolland