C'est une question qui se pose tout particulièrement pendant les périodes de vacances. Que faire pour lutter contre la somnolence quand on doit conduire de longues heures, parfois par des températures élevées (sans climatisation), sans risquer l'accident ? Car il est en effet bien connu que le sommeil est le pire ennemi du conducteur (hormis l'alcool et les substances qui peuvent altérer le comportement bien sûr). Il faut ainsi savoir que l'endormissement est responsable de 750 morts par an (d’après une étude menée par 40 millions d'automobilistes). Une seconde suffit à s'exposer à des risques considérables d'accident et comme tout un chacun sait, il est à la longue impossible de lutter contre le sommeil quand on conduit. C'est toujours lui qui a le dernier mot. 

somnolence volant

Les solutions

En premier lieu, il est conseillé de faire des pauses. Toutes les 2 heures maximum. Vous pourrez ainsi vous reposer et pourquoi pas carrément faire une sieste. Des études ont prouvé à ce sujet que les siestes de 40 à 60 minutes étaient les plus efficaces pour recharger les batteries et ensuite reprendre la route sans courir de risques.

Il est aussi déconseillé, si on a le choix, de conduire quand le corps est habitué à se reposer. La nuit par exemple, où l'organisme est naturellement conditionné à être plus vulnérable à l'endormissement que le jour.

Il est également nécessaire de réduire sa vitesse. Une trop grande vitesse entraînant un épuisement accru.

Évitez également la fatigue visuelle en enlevant les écrans (ou en réduisant l'intensité de leur lumière) qui pourraient se refléter dans le pare-brise quand il fait sombre.

Enfin, il est préconisé d'opter pour des repas légers avant de conduire sur de longues distances et bien évidemment de bannir l'alcool et les médicaments entraînant des effets secondaires liés à l'endormissement (les antidépresseurs par exemple).

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Pour ce qui est du café, il n'est pas formellement déconseillé, contrairement aux boissons énergisantes, qui sont trop sucrées. Il est par contre important de ne pas en abuser.

Une bonne nuit de sommeil avant le grand départ est tout aussi préférable en cela qu'elle vous permettra d'appréhender votre trajet en étant au maximum de vos capacités.

La musique et la présence de quelqu'un à vos côtés pour discuter (sans pour autant trop vous distraire de la route) pourra également aider. 

Le problème de l'endormissement du conducteur vaut pour les automobilistes lambda mais aussi surtout pour les personnes occupant des fonctions nécessitant de longues plages de présence derrière un volant. On pense ici notamment aux commerciaux et aux routiers qui sont particulièrement exposés à ce genre de préoccupations. Alors soyez prudents !

Gilles Rolland