Environ 1 personne sur 10 est touchée par les impatiences, ou syndrome des jambes sans repos. Un mal répandu donc, dont on ne parle pourtant pas très souvent, au profit de l'insomnie, à laquelle les impatiences sont pourtant liées, pour la simple et bonne raison qu'elle peuvent en être la cause.

Tentative d'explication

Les impatiences surviennent au moment du coucher ou lors des périodes d'inactivité prolongée. Si vous n'êtes pas touché, vous avez déjà sûrement observé dans votre entourage des personnes qui, une fois assises, ne pouvaient pas s'empêcher de bouger frénétiquement les jambes (parfois les bras). Des personnes qui, dans leur lit, ont bien du mal à trouver le sommeil quand ce besoin irrépressible de remuer se fait sentir. Un besoin qui naît d'un inconfort plus généralement situé dans les membres inférieurs et qui s'accompagne parfois d'une sensation de brûlure ou encore de picotements très désagréables.

 gif impatience

Les causes

Dans une grande majorité, les causes restent inconnues. Sur un plan physiologique, la médecine sait qu'il s'agit d'un trouble neurologique qui impliquerait un manque de dopamine dans le cerveau et la moelle épinière. La dopamine permettant entre autre la communication entre les nerfs et la régulation des mouvements.

Les chercheurs ont également observé l’hérédité de la chose. Souvent, quand quelqu'un en souffre, il faut aller chercher l'origine du mal chez les aînés, en remontant l'arbre généalogique, sans pour autant que ce soit systématique. En résumé, si vous souffrez d'impatiences, vos enfants y échapperont peut-être mais pas nécessairement vos petits-enfants. Vous-même tenez peut-être cela de vos parents, mais aussi peut-être d'une tante ou d'un oncle.

Un syndrome qui a de plus tendance à s'aggraver avec l'âge, obligeant les personnes touchées à se lever au beau milieu de la nuit pour aller marcher afin de se calmer et pouvoir espérer trouver le sommeil une fois de retour sur leur matelas.

Dans des cas particuliers, on peut également montrer du doigt une carence en fer, en acide folique, l'obésité, la prise de certains médicaments ou des maladies comme la sclérose en plaques, pour expliquer le phénomène. Les femmes enceintes en sont aussi parfois victimes.

 marcher nuit

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas hésiter à consulter. Votre médecin saura identifier votre mal-être et vous aiguiller vers de possibles traitements. Même si, il faut le savoir, parfois, il n'y a pas grand chose à faire pour s'en débarrasser si ce n'est effectuer au moment du coucher, quand les premiers signes se font sentir, une petite marche tranquille, afin de mettre toutes les chances de son côté et espérer passer une bonne nuit bien reposante. 

Gilles Rolland