Motif récurent de la culture populaire, que l'on retrouve aujourd'hui en pendentif, imprimé sur des t-shirts, à la base de longs-métrages ou en tatouages, l'attrape-rêves, ou capteur de rêves, a pourtant des origines bien plus anciennes. Petite histoire d'une objet mythique...

Un objet ojibwé

Plus grande nation amérindienne d'Amérique du Nord, les Ojibwés sont à l'origine de l'attrape-rêves. Composé d'un anneau, généralement fabriqué en bois de saule, d'un filet et d'éléments de décorations amenés à changer suivant le modèle, cet objet est censé empêcher les cauchemars. Il agit ainsi comme un filtre qui, une fois le jour levé, brûle les mauvaises idées pour permettre à son propriétaire de ne conserver dans son esprit que les bonnes. Les rêves étant amenés à passer à travers le cercle pour ensuite, concernant les meilleurs d'entre-eux, rejoindre les plumes disposées plus bas et autour du cerceau.

attrape reve

Les origines

Une légende persistante quant aux origines de l'attrape-rêve. On raconte qu'un jour, un homme assailli par d'affreux cauchemars, décida d'aller marcher dans la forêt pour se changer les idées et essayer de fuir ses idées noires et ses craintes diverses. Accablé par la fatigue, il finit par s'endormir à même le sol. Le lendemain, il fut surpris de constater que son sommeil fut des plus reposants et que ses cauchemars récurrents avaient totalement disparu. C'est alors qu'il s’aperçut qu'une toile d'araignée le surplombait. Une toile sur laquelle perlait la rosée du matin. Conscient que cela avait un rapport avec la brutale amélioration de son sommeil, l'homme continua à dormir au pied de cette toile qui tous les matins s'illuminait grâce aux rayons du soleil. Son histoire inspira aux artisans la fabrication des attrape-rêves, qui de par leur structure évoquent donc une toile d'araignée dans laquelle viennent se piéger les cauchemars.  

Gilles Rolland