Les avantages du co-dodo

 

 

 

Le co-dodo s'impose de lui-même pour beaucoup de parents dans le cas où la mère allaite l'enfant. La nuit, il est en effet beaucoup plus pratique pour la maman d'avoir son bébé à portée de main quand celui-ci doit être nourri. Ainsi, les tétées peuvent aussi être plus fréquentes. La mère n'est pas obligée de se lever plusieurs fois et celle-ci peut ensuite se rendormir plus facilement. Il fut également constaté que les séances d'allaitement étaient plus longues chez les mères qui pratiquaient le co-dodo.

Les pros co-dodo avancent aussi l'argument qui consiste à souligner la proximité accrue entre le bébé et ses parents durant les premiers mois de son existence. Selon eux, cela consolide les liens et apaise les craintes de bébé, qui peut ainsi mieux se développer.

 

 

 

Les inconvénients du co-dodo

Mais le co-dodo ne va pas sans soulever quelques craintes. Ses détracteurs avançant que cette pratique soumet le bébé à de multiples risques pendant la nuit. Des risques d’étouffement notamment ou d'hyperthermie (collé à ses parents, le bébé peut vite avoir trop chaud). Dans la chambre, il respire aussi un air plus vicié. Sans compter qu'il peut tomber du lit et se blesser gravement. En bougeant, les parents peuvent l'écraser, etc... On peut bien sûr équiper le lit de barreaux pour réduire ces risques ou opter pour un berceau adapté que l'on positionnera près du lit des parents pour permettre à bébé de dormir dans son propre espace, tout en restant proche de ses parents, dans sa gigoteuse et non sous la couette. Il est évident également qu'un grand lit avec un matelas de minimum 160x200 cm est nécessaire.

Mais le co-dodo, selon certains spécialistes, représente surtout un risque quant au bon développement de l'enfant. L'indépendance de celui-ci est entravée quand il reste constamment avec ses parents. Seul dans sa chambre, dans son lit, l'enfant apprend plus rapidement l’indépendance et aurait, toujours selon certains spécialistes, beaucoup moins de risques de développer des troubles du comportement.

Le sommeil des parents étant lui aussi préservé. Tout spécialement quand l'enfant n'a plus besoin de manger la nuit.

 

Bien sûr, dans tous les cas, il convient -et là-dessus, tout le monde est d'accord- de bannir le co-dodo, quand l'enfant entre au lycée...

Plus sérieusement, le co-dodo est l'affaire de chacun. Mais si il est pratiqué, il doit l'être en respectant des règles très strictes de sécurité. 

 

Gilles ROLLAND.