La peur et le sommeil : une découverte étonnante !

 

 

C'est bien connu : le sommeil est primordial. Pour les bébés, les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées. Moins on dort et plus on expose son organisme à des risques plus ou moins connus, qui vont du « simple » stress, à des pathologies bien plus graves.

Une récente étude a d'ailleurs souligné un point relatif à la peur et au sommeil, qui vient encore un peu plus souligner l'importance de ce dernier dans nos vies à tous...

 

 

 

Le sommeil chasse la peur

Ce sont des chercheurs de l'université de Rutgers aux États-Unis qui sont arrivés à ces résultats pour le moins inattendus : plus notre sommeil compte de phases de sommeil paradoxal et mieux nous faisons face au stress, mais aussi à la peur. Ainsi, les personnes qui ont la chance de bien dormir réagiraient avec beaucoup plus de sérénité face à un événement effrayant. Les chercheurs ont aussi souligné qu'il pourrait être possible d'utiliser ces phases de sommeil paradoxal pour mesurer à quel point une personne pourrait développer un syndrome de stress post-traumatique après avoir vécu quelque chose de traumatisant.

L'étude en question a surveillé le sommeil de plusieurs étudiants, en mesurant notamment la profondeur de leur sommeil paradoxal. Pour rappel, le sommeil paradoxal dure entre 5 et 15 minutes et est caractérisé par une activité cérébrale très intense. Notre corps est comme paralysé, à l'exception des paupières qui bougent pour justement signifier que le cerveau fonctionne à plein régime.

Les étudiants ont ensuite été soumis à des tests destinés à mesurer leurs réactions face à la peur. C'est ainsi que les scientifiques ont conclu que plus l'activité cérébrale était intense pendant le sommeil et plus les personnes réagissaient avec sérénité face à la peur.

Plus que jamais, il est évident qu'il faut prendre soin de notre sommeil. En s'équipant bien sûr d'une bonne literie, avec pourquoi pas un matelas à mémoire de forme, mais aussi en faisant attention à son hygiène de vie et en observant plus globalement les règles de base relatives aux choses qui sont susceptibles d'agir tel des excitants, qu'elles soient d'origine alimentaire ou non (comme les lumières bleues des appareils connectés par exemple).  

 

Gilles ROLLAND

Crédits photos : Warner Bros./ Dimension Films/Wild Bunch Distribution