Dépister le manque de sommeil au volant

La somnolence est responsable de près d'un tiers des accidents de la route (29%). C'est ainsi la principale cause de mortalité, avant l'alcoolémie ou la vitesse excessive. C'est au petit matin tout particulièrement, entre 5 et 8 heures, et dans l'après-midi, de 14 à 17 heures approximativement que les conducteurs sont les plus enclins à s'endormir alors qu'ils sont en train de conduire. Paradoxalement, la somnolence n'est pas tout à fait prise au sérieux. On est fatigué mais on prend quand même la route et on ne pense pas à la règle d'or, qui consiste à s'arrêter quoi qu'il en soit toutes les deux heures pour se reposer, boire un café ou manger quelque chose. Un problème véritablement concernant au moment des grands départs et des chassés-croisés sur les routes françaises. L'été, pendant les grandes vacances et l'hiver, pendant les fêtes de fin d'année. Et c'est justement en cette fin 2017 que la Fondation Vinci Autoroutes a publié les premiers enseignements d'une étude menée sur la privation de sommeil réalisée dans le cadre de son programme portant sur la somnolence au volant.

 

 

Repérer la fatigue au volant

Le Centre du Sommeil de l'Hôtel-Dieu à Paris révèle alors qu'une personne partiellement privée de sommeil pendant deux nuits consécutives voit ses marqueurs génétiques présents dans la salive se modifier. Les scientifiques qui ont également prouvé de façon claire que la privation de sommeil, qui provoque la somnolence, tend à augmenter l'inattention et le stress. C'est ainsi que cette étude confirme le fait que la privation de sommeil provoque, et ce dès les premières heures, une modification biologique de l'organisme. Un résultat qui va permettre aux scientifiques de travailler afin peut-être un jour de mettre au point des outils permettant la prévention des accidents liés à la somnolence.

 

De son côté, la Fondation Vinci autoroutes en a profité pour rappeler quelques fondamentaux pour éviter tant que possible la somnolence au volant : ne pas rouler la nuit, s'offrir une bonne nuit de sommeil avant un grand départ, passer le volant à un autre passager du véhicule et bien sûr, s'arrêter fréquemment.

 

Gilles ROLLAND.